« Je me sens avant tout chef d’entreprise »


Evelyne Nicolini-Luro, Directrice Générale Déléguée de Jouéclub, Administratrice de BPACA

Evelyne Nicolini-Luro est Directrice Générale Déléguée de Jouéclub depuis 2006. Experte-comptable de formation, ni l’entreprise, ni le poste ne faisaient pourtant partie de son plan de carrière. Conquise par l’ambiance et les valeurs de la coopérative de détaillants de jeux et jouets, elle se sent « chef d’entreprise heureuse. »

« C’est une vraie entreprise humaniste que je dirige », se réjouit Evelyne Nicolini-Luro. « Ce n’était pas du tout cohérent dans mon projet de carrière, mais je ne serais pas aussi épanouie si je n’avais pas fait ce choix et si je n’avais pas la chance de travailler avec les équipes avec lesquelles je travaille », affirme la Directrice Générale Déléguée de Jouéclub.
Cette femme de caractère a toujours fait preuve de volonté et de pugnacité, obtenant à 33 ans son diplôme d’experte-comptable, en formation continue. « Je cumulais travail en cabinet, révisions et préparation des unités de valeurs. Il fallait du courage et de la persévérance. J’ai eu la chance d’avoir été toujours appliquée et de décrocher tous mes diplômes du premier coup », confie-t-elle.

Professionnalisme et compétences
Elle arrive à Jouéclub en 1997, presque par hasard. « Je voulais juste faire un petit passage en entreprise pour compléter ma vision des choses. Mais j’ai été conquise par cette enseigne, l’atmosphère qui y règne et le fait que nous soyons une coopérative : on sait à qui reviennent les efforts que l’on fournit », explique-t-elle.

Entrée comme Directrice administrative et financière, elle devient donc DG moins de 10 ans plus tard. « Le président m’a fait confiance. La ténacité et l’acharnement dont je peux être capable m’ont permis de progresser. J’ai toujours pensé que le professionnalisme et la compétence sont les exemples à donner. C’est par le travail et la pertinence que l’on gagne ses galons » assure-t-elle. « Savoir écouter, rester attentive, faire preuve de capacité d’analyse, d’adaptation aux circonstances et au contexte, bénéficier de l’expérience des autres, apprendre un peu chaque jour, sont des qualités indispensables » souligne celle qui pilote aujourd’hui tous les grands projets de la coopérative, dans une période difficile pour ce secteur d’activités.

« Nous sommes globalement plus solides que La Grande Récré ou que Toys’R’us, car nous reposons sur des unités indépendantes qui doivent trouver chacune leur équilibre économique, et nos magasins de détail sont au cœur de nos préoccupations » analyse-t-elle. Jouéclub a aussi été un des pionniers de la digitalisation, avec un premier site internet dès 2017. Il conserve son avance avec un outil de « clic & collect », le « drive », et depuis l’an dernier une nouvelle plateforme multicanale en ligne qui permet une réservation en magasin, avec une visibilité sur l’offre produits dans tous les magasins.

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Mère et chef d’entreprise
Mère d’un enfant, Evelyne Nicolini a concilié carrière et maternité en refusant toute invitation extérieure à son activité professionnelle pendant les dix premières années de son fils. « Maintenant qu’il a plus d’autonomie, je sors de l’entreprise. J’ai accepté le poste d’administratrice de la BPACA, présidente du Comité sociétariat, mécénat et RSE. Les femmes dirigeantes ont été sollicitées pour ce type de fonctions en raison du besoin de parité. J’ai choisi la BPACA car j’y retrouve les valeurs coopératives », révèle-t-elle.
« Je ne me suis jamais posée la question du handicap que pouvait être le fait d’appartenir au sexe féminin. Je ne me sens pas d’abord femme, je me sens d’abord chef d’entreprise et chef d’entreprise heureuse. »

Les Jardins du Bourdil, une affaire de famille


Mère de famille de 7 enfants et agricultrice. Laurence Pourtalès réussit l’exploit de mener de front vies familiale et professionnelle. Aux Jardins du Bourdil, à Bergerac, l’exploitation qui réalise du maraîchage et de l’élevage de porcs et de bovins est avant tout une aventure de famille.

Le couple Pourtalès, 2 des 7 enfants et 6 salariés : voici les personnes qui travaillent au sein des Jardins du Bourdil, à Bergerac. Timothée, 22 ans, et François, 24 ans, sont venus prêter main forte à leurs parents : « L’entraide familiale est assez forte entre nous. C’est obligatoire car dans ma tête c’est un jonglage perpétuel entre la maison, les enfants et la ferme. On n’a pas le droit à l’erreur. »

De là à dire que les enfants ont été responsabilisés assez tôt, il n’y a qu’un pas…que franchit sans sourciller Laurence Pourtalès : « d’autant plus que la ferme grossit à vue d’œil. Quand mes enfants étaient petits, on passait moins de temps au travail mais désormais ils sont assez autonomes, les plus grands nous aident pour emmener les plus jeunes (Abigaïl, 13 ans et Matthieu, 15 ans) ou les ramener de l’école. Tenez, ce weekend, David, mon cinquième, et Matthieu, mon sixième, ont remplacé leur aîné Timothée pour faire les marchés. Ils se sont proposés même s’ils ne veulent pas, une fois adulte, travailler dans l’agriculture. Deux autres de mes fils, Jean-Frédéric, en BTS Management, et Pierre, à l’étranger, n’ont pas l’intention de travailler ici mais ont déjà mis la main à la pâte. »

Des repas gargantuesques
Les époux Pourtalès se réveillent à 5h30 pour prendre le petit-déjeuner puis emmener les enfants à l’école avant de s’occuper de la ferme. Autre rituel obligatoire, le repas du soir pris tous ensemble pour « permettre d’échanger et de se retrouver. Cela nous fait drôle, avec mon époux, quand on ne se retrouve que tous les deux à table. On est habitué aux grandes tablées. »
Ce fonctionnement familial se retrouve aussi avec les salariés même si Laurence Pourtalès râle parfois car elle les « materne trop. » L’agricultrice n’a que peu de temps pour ses loisirs et « en passe beaucoup à la ferme pour un petit salaire. Du coup, le Prix de la Dynamique Agricole remis par BPACA, en termes de reconnaissance, c’était top ! Cela nous permet de capitaliser sur l’avenir. » L’avenir, Laurence Pourtalès le voit dans la relocalisation de ses ventes de produits, livrer moins pour améliorer sa marge tout en consolidant son activité, qui réalise 800000€ de chiffre d’affaires. Une chose est sûre, elle ne regrette pas d’avoir fondé une famille et les jardins du Bourdil en Dordogne.

Maryline Reuschlé, crème d’entrepreneure


Elle jongle entre les biberons, les crèmes et son microscope. Marilyne Reuschlé a une vie bien remplie dans les Landes avec son laboratoire de recherches en cosmétologie, Art&Cos, et ses 2 enfants. Preuve de sa réussite, elle a remporté le prix innovation Néo Aquitains de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique.

Sa voix est chaleureuse et déterminée mais le débit est vif. Marilyne Reuschlé a débuté sa journée à 4h30 pour travailler avant le lever de ses 2 garçons d’un an et demi et trois ans. Une fois ceux-ci déposés à l’école ou chez la nounou, la journée standard de travail peut débuter. Art & Cos, (prononcé Art Ecosse) est un laboratoire de recherche en cosmétologie. La société accompagne les professionnels de la cosmétique de la création de la recette jusqu’à l’industrialisation et à la production, de 5 kilos à 2 tonnes de crème en vrac. « J’ai travaillé dans certaines entreprises dans lesquelles la qualité était parfois mise de côté. Soit je faisais du marketing, soit de la recherche, c’était cloisonné. J’ai donc quitté Paris et lancé ma propre entreprise »,

raconte Marilyne Reuschlé. Une fois dans les Landes, tout n’a pas été simple, surtout au début comme le confie la principale intéressée : « J’ai de la famille à Dax mais je restais une Parisienne. Une femme qui plus est. Quand j’allais démarcher des acteurs économiques pour demander un prêt, ne serait-ce que de 30 000 euros, on me demandait comment j’allais concilier ma vie de famille et mon entreprise. Tout le monde va bien (rires), on y arrive ! ». Marilyne Reuschlé dénonce tout de même les « a priori » contre lesquels elle a dû se battre au début. Selon elle, ses amis chefs d’entreprises n’ont pas eu les mêmes « questions dénigrantes. »

Bouches à oreilles
De l’eau a coulé sous les ponts depuis, la landaise d’adoption a remporté plusieurs prix et s’est faite un nom dans la région comme le prouve les nombreux articles que lui ont consacrée les médias locaux.
Elle n’oublie pas pour autant ses premiers soutiens, comme la Banque Populaire, avec qui elle continue d’être en contact : « On ne travaille que grâce au bouche à oreilles, pour nous, ces trophées et ces articles sont primordiaux et prouvent notre sérieux, notre légitimité. »

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Cette renommée a aussi fait connaître Art&Cos auprès de plusieurs acteurs locaux avec lesquels la structure travaille en circuit court : des agriculteurs ou des scieries par exemple. « Les copeaux de bois inutilisés, on les valorise, on en a besoin pour nos formules de crèmes ! On a donné un nouveau secteur d’activité à ces personnes. »
L’interview se termine, il est 16h30 comme prévu, l’heure pour Marilyne Reuschlé d’aller chercher ses enfants et de passer du temps avec eux jusqu’au coucher vers 20h30 avant, peut-être de retourner travailler. La crème de la crème des entrepreneurs.

Egalité hommes-femmes : votre banque coopérative toujours engagée !


Recrutement, formation, communication, rémunération…votre banque coopérative s’engage au quotidien en faveur de l’égalité hommes-femmes par l’implication de l’ensemble des acteurs.

La Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique s’engage pour l’égalité hommes-femmes : un accord spécifique a été signé depuis 2018. On y trouve 6 domaines où la banque agit de façon volontariste pour favoriser la mixité professionnelle et l’égalité des chances. « Il s’agit d’un enjeu d’équilibre social et d’efficacité », précise Hubert de Marcellus, Directeur Pôle Ressources et Transformation et Directeur Général Adjoint de la banque.

Lutte contre les stéréotypes
Le premier domaine d’intervention se situe lors du recrutement. L’équipe en charge des ressources humaines veille à l’équilibre des candidatures et est formée à la lutte contre les stéréotypes. Actuellement, 60 % des collaborateurs de la banque sont des collaboratrices. Le métier de la banque se féminise. Le deuxième domaine de l’accord favorise la prise de responsabilités des collaboratrices et notamment la promotion sur des postes d’encadrement. Le taux de femmes parmi les cadres est passé de 35 % en 2014 à 40,8 % en 2018. « L’objectif est d’atteindre les 42 % en 2020 », annonce Christelle Decout, conseillère RH aux Affaires Sociales de la banque. La BPACA agit en faveur de la mixité professionnelle dont la rémunération et les évolutions salariales sont étudiées de façon à maintenir une équité entre les collaborateurs.

Concilier vie professionnelle et vie familiale
L’accès à la formation professionnelle (3ème domaine) et les actions de communication interne pour contrer le plafond de verre qui peut encore exister (4ème domaine) doivent notamment favoriser les évolutions de carrières des collaboratrices. « Nous sommes également attentifs au respect de la Charte des 15 engagements pour l’équilibre des temps de vie », déclare Christelle Decout. Cette charte nationale, appliquée par la BPACA, encourage les entreprises françaises dans le développement de bonnes pratiques de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale (5ème domaine). « Nous veillons à un bon usage des mails, à des horaires de réunion raisonnables, nous organisons des entretiens avant et après les congés maternité pour recueillir les vœux éventuels d’évolution…nous avons également allongé le congé paternité pour le passer à 14 jours et nous avons mis en place une conciergerie d’entreprise. »

Label égalité
Promouvoir le rôle des femmes passe aussi par la mise en avant d’exemples inspirants. C’est à ce titre que la BPACA s’est associée aux Trophées des Femmes de l’économie et a à cœur de récompenser des femmes dirigeantes lors des prix Stars et Métiers, Dynamique Agricole ou Néo-Aquitains. Autant d’actions qui ont permis à notre banque régionale de se voir décerner le label égalité par l’AFNOR.