Tonnelerie Nadalié

Stéphane, Guillaume, Vincent et Christine Nadalié, aux commandes de la tonnellerie familiale créée en 1902.

Dans la famille Nadalié, on a le tonneau dans le sang depuis plus de 100 ans ! « Mon arrière-grand-père a créé la première tonnellerie en 1902, dans la région de Montpellier. Puis mon grand-père est venu s’installer à Bordeaux. Aujourd’hui notre site principal est à Ludon-Médoc, mais nous sommes aussi implantés en Charente, en Bourgogne, aux Etats-Unis, au Chili et en Australie » résume Stéphane Nadalié, PDG de cette ETI familiale bordelaise, centenaire et internationale. « Nous dirigeons l’entreprise à quatre. Ma sœur Christine assure la direction commerciale, Guillaume s’occupe des produits dérivés, et Vincent de notre tonnellerie dans la Napa Valley, en Californie. Etre une entreprise familiale facilite les prises de décisions managériales » poursuit-il.

Le groupe compte aujourd’hui 280 salariés, dont 190 en France, parmi lesquels 100 à Ludon-Médoc. La force commerciale représente une quinzaine de personnes réparties dans les différentes régions viticoles où se trouvent les clients.

« Notre métier n’est pas concurrentiel. Nous progressons tous chaque année de la même façon : les marchés sont essentiellement liés à la production viticole. Nous ne pouvons pas voir apparaître de nouveaux arrivants, car le séchage du bois pour faire un premier tonneau nécessite 3 ans. Personne n’est prêt à investir sur un tel modèle » remarque Stéphane Nadalié.

Le chiffre d’affaire s’élève aux alentours de 50 millions d’euros pour 70 000 barriques vendues au niveau mondial, dont 30% en France, avec 25% pour la seule région bordelaise.

La progression dépend du volume de raisin ramassé. « Aujourd’hui, seulement 2% des vins dans le monde sont élevés dans du bois en barriques neuves. Donc nous allons chercher de nouveaux clients, en proposant d’abord des copeaux, puis progressivement des tonneaux. Nous gagnons comme cela de nouveaux marchés à l’international : la Roumanie, la Croatie, le Monte Negro n’élevaient pas leur vin en barrique il y a 15 ans. Ils le font aujourd’hui » expose le tonnelier.

Les bois sont achetés pour une bonne partie aux enchères auprès de l’ONF, et une partie moins importante en forêts privées. « On les estime, on soumissionne, puis on abat et on transforme en douelles. On achète dans toutes les forêts prestigieuses, entre Châteauroux, Tronçais et les Vosges. C’est une activité extrêmement créatrice d‘emplois sur l’ensemble de la filière : ce qui n’est pas transformé en douelles est revendu en scierie, utilisé par les parquetiers ou transformé en bois de chauffage » détaille Stéphane Nadalié.

Dans ce métier, la robotisation n’a pas sa place. « Ce que nous améliorons, ce sont les conditions de travail des tonneliers. Autrefois il fallait être grand et costaud, aujourd’hui n’importe qui peut exercer ce métier. On ne change rien au séchage et à la chauffe du bois. Le savoir-faire de l’homme n’est pas menacé » souligne le PDG.

« Ce que nous attendons de notre banque, c’est de continuer à nous accompagner. La BPACA le fait bien. Ils sont très à l’écoute de nos besoins, et très réactifs sur toutes nos problématiques financières et bancaires : flux de trésorerie, besoins de trésorerie temporaire, crédits à court, moyen et long terme, sans oublier les conseils » confie ce patron heureux.