Chère sociétaire, cher sociétaire,

Bienvenue sur la page dédiée à la retransmission de l’Assemblée Générale Ordinaire de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique qui s’est tenue le mardi 25 mai 2021 à huis clos, et donc hors la présence physique de nos sociétaires, au Siège Social de la banque à Bordeaux.

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Votre Banque Populaire : ses engagements, ses valeurs…

Réponses à vos questions

Comment sont rémunérées mes parts sociales ?

A la différence des actions, les parts sociales, même émises par une société anonyme coopérative, ne distribuent pas de dividendes. Elles ouvrent droit à un intérêt, fixé chaque année par l’Assemblée Générale des sociétaires, et prélevé sur les bénéfices de la coopérative. En vertu de la loi du 10 septembre 1947 (article 14) portant statut de la coopération, le montant de cet intérêt est plafonné au taux moyen du rendement des obligations du secteur privé (TMO). Le TMO est le taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées émises au cours du semestre précédent (soit 0,12 % pour le 2ème semestre 2019, lequel sert de référence pour l’exercice 2020). En raison d’un contexte de taux très bas, un décret permet cependant de majorer la rémunération des parts sociales sur la base de la moyenne des TMO des 3 dernières années (soit une base de 0,808333 % avant majoration). Par ailleurs, la banque a également dû tenir compte de la limitation du taux de l’intérêt servi aux parts sociales fixée par l’Autorité Bancaire Européenne. Il a ainsi été décidé pour l’exercice 2020 de proposer un taux de rémunération des parts sociales à 1,20 %. Ce taux est avantageux au regard des taux du marché, notamment ceux du Livret A et du LDD actuellement à 0,50 %. Ce contexte de taux bas s’explique par la politique de la Banque Centrale Européenne qui, pour relancer l’économie et les investissements, a injecté depuis 2015 des centaines de milliards d’euros sur les marchés et a surtout baissé ses taux au plancher, provoquant un écrasement généralisé des taux d’intérêt au point de devenir négatifs.

Comment fonctionne le Conseil d’Administration ?

Le Conseil d’Administration détermine les orientations de l’activité de la banque et veille à leur mise en œuvre. Le Président du Conseil d’Administration prépare conjointement avec la Directrice Générale et soumet au Conseil d’Administration la définition de la politique générale et de la stratégie de la banque que la Directrice Générale va mettre en œuvre sous le contrôle du Conseil d’Administration. Les sociétaires, quel que soit le nombre de parts qu’ils possèdent, peuvent poser des questions écrites au Conseil d’Administration auxquelles ce dernier répond au cours de l’assemblée, quelle que soit leur nature. Les administrateurs sont nommés par l’Assemblée Générale des sociétaires parmi les sociétaires. Ils représentent tout le territoire de la banque. Le Conseil d’Administration comprend également deux administrateurs représentant les salariés. Le Conseil d’Administration prend les délibérations permettant de déterminer les orientations de l’activité de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique. Il s’appuie à cette fin sur les Comités spécialisés composés de quatre à six membres issus du Conseil d’Administration : le Comité d’Audit, le Comité des Risques, le Comité des Rémunérations, le Comité Sociétariat et RSE et le Comité des Nominations. Cela permet au Conseil d’assurer ses missions de contrôle interne et de maîtrise des principaux risques encourus par la banque. Le détail des travaux du Conseil d’Administration et des Comités spécialisés figure chaque année au sein du rapport annuel, consultable en ligne sur notre site internet.

En quoi la Banque Populaire est-elle différente des autres banques ?

Les Banques Populaires sont depuis leur naissance, il y a plus de 100 ans, des entreprises coopératives, régionales et responsables. Ce sont des banques à taille humaine, enracinées dans l’économie locale. Leur utilité repose sur leur connaissance intime des territoires et des hommes qui les habitent. Elles fonctionnent en cercle vertueux : votre banque recrute ses collaborateurs sur place, elle contribue à leur formation tout au long de leurs carrières. La Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique est reconnue pour être un employeur de référence sur son territoire, elle est créatrice d’emplois et de valeur. Elle fait également travailler des fournisseurs principalement locaux. son capital social appartient à 100 % à ses sociétaires : ils en sont les propriétaires et donnent leur avis lors des assemblées générales. Les représentants élus des sociétaires composent le Conseil d’Administration qui définit la stratégie et examine les comptes. L’épargne déposée permet de financer les projets des clients en Nouvelle-Aquitaine, au travers des crédits que la banque octroie, mais permet également de s’engager dans des projets qui font rayonner le territoire : par ses actions de mécénat et de partenariat, elle finance des initiatives, dans des domaines variés comme l’éducation, la santé, la culture ou encore l’environnement. Elle soutient activement la vie associative locale et redistribue une partie de ses résultats sous forme d’engagement sociétal. Chaque année, vos dépôts contribuent au développement local : c’est le circuit court. Votre Banque Populaire est animée par une démarche d’amélioration continue de ses pratiques en faveur de ses clients et de la société. Elle est à l’écoute de ses clients pour leur proposer des services adaptés et participe activement au développement de son territoire en soutenant les acteurs locaux. Votre banque est avant tout une association de personnes plus que de capitaux. Historiquement engagée en faveur de l’entrepreneuriat, la Banque Populaire accompagne les créateurs et repreneurs d’entreprises par ses prêts et ses conseils. Elle est partenaire de réseaux d’aide à la création d’entreprises tels que les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA), l’Adie ou Initiative France. Elle met à disposition des réseaux d’accompagnement l’expertise de ses collaborateurs dans la formation des porteurs de projets. Enfin, de par ses statuts de coopérative, elle est à l’abri de toute spéculation, OPA ou délocalisation. Parce qu’une banque coopérative s’attache à répondre aux besoins communs de ses membres et à soutenir le développement collectif, les Banques Populaires assument pleinement leur responsabilité sociale d’entreprise et intègrent les enjeux sociaux, environnementaux, économiques et de gouvernance dans leur stratégie ainsi que dans leurs relations avec leurs partenaires.

Dans ce contexte de distanciation, quelles solutions proposez-vous à vos clients ?

Notre modèle de banque de proximité est résilient et solide. On entend souvent qu’il existe 2 types de banques : les banques physiques et les banques digitales. Nous avons fait le choix d’avoir les deux, elles sont complémentaires. La première est dans notre ADN, la seconde vient la renforcer. Afin d’offrir à nos clients le choix de leur canal de communication et la même qualité de service, nous avons aussi développé la proximité digitale. Le conseiller est aux côtés de son client et l’accompagne dans ses moments de vie, aussi bien en présentiel qu’à distance. Ainsi, nos agences sont restées ouvertes pendant cette période de crise sanitaire et ses confinements successifs. Avec cette crise, nous avons répondu à de nouveaux besoins, à de nouveaux modes de consommation bancaire, nous nous sommes adaptés en permanence, nous avons fait évoluer nos process pour satisfaire nos clients et nos sociétaires, nous avons renforcé la proximité à distance, en utilisant l’intelligence artificielle et le digital au service de la qualité de notre conseil (exemples : l’entretien conseil sur tablette en présentiel ou à distance et en visio, la dématérialisation des documents et la signature électronique). Il est aujourd’hui possible de commencer une transaction en physique avec son conseiller et de la conclure via un autre canal, que ce soit sur notre site internet, sur notre application « Banque Pop » ou tout simplement par mail. Notre client peut choisir de réaliser un entretien en agence ou à distance avec la même qualité de conseil. Nos conseillers sont formés pour répondre aux attentes de proximité digitale de nos clients en proposant la même expertise par ce canal. Vous l’avez d’ailleurs certainement remarqué : nous avons très récemment fait évoluer l’application « Banque Pop » pour vous faciliter toutes vos opérations courantes, votre banque est dans votre poche 7j/7j et 24h/24H ! Nous avons également développé un nouveau site internet qui prend en compte l’avis et les besoins de nos clients pour plus d’efficacité et d’ergonomie. Nos indicateurs de satisfaction clients sont d’ailleurs très positifs. Ils sont satisfaits de la praticité de leur banque, de son modèle d’accueil dynamique, de son accessibilité, de l’expertise et de l’engagement de ses conseillers. La satisfaction de nos clients sur notre application « Banque Pop » est au même niveau que celle des banques digitales. Nous souhaitons que chaque interaction de nos clients avec leur banque contribue à construire une relation de confiance. Nous sommes tous concernés et engagés, les fonctions supports comme le réseau d’agences.

Est‐il prévu une baisse des tarifs bancaires ?

Votre Banque Populaire s’est attachée à ne pas faire évoluer la tarification des opérations de fonctionnement de comptes depuis 2017. A équipement équivalent, la nouvelle gamme « Cristal », lancée en décembre 2019, offre de nouveaux services à un prix avantageux. A noter que les banques historiquement gratuites, comme les banques en ligne, commencent à mettre en place des forfaits de tenue de compte. Or, contrairement à elles, votre Banque Populaire peut justifier de tarifier certains services mais de disposer en parallèle d’un réseau physique d’agences, avec un conseiller dédié, un contact privilégié, dans une stratégie de proximité clients.

Avec vos bénéfices, pourquoi ne pas mettre des fonds de réserve pour les sociétaires ?

Votre Banque Populaire a la forme d’une société anonyme coopérative et non pas d’une société par action. Les bénéfices non distribués aux sociétaires sont affectés en réserves de façon à conforter les fonds propres et par là même à asseoir la pérennité de l’établissement, à garantir sa solvabilité et donc sa capacité à financer les projets de ses clients.

Dans la résolution n°2, qu’est-ce que « l’affection à la réserve libre » ?

Nos statuts prévoient que le bénéfice de la banque soit affecté à la réserve dite légale à hauteur de 5 % et à la rémunération des parts sociales des sociétaires, le solde étant affecté à la réserve dite libre. Il est fondamental pour la banque de renforcer chaque année ses réserves et donc ses fonds propres, afin de garantir sa solvabilité et ainsi pouvoir continuer à être en capacité de distribuer des crédits à sa clientèle. La réglementation s’est en effet durcie sur ce point depuis la crise financière de 2008.

Quelle est la procédure pour devenir administrateur à la Banque Populaire ?

Il convient d’adresser votre candidature au Président du Conseil d’Administration, accompagnée de votre curriculum vitae.

Peut-on avoir des précisions sur la rémunération des dirigeants de la banque ?

Toutes les informations relatives à la politique et aux pratiques de rémunération de la votre banque coopérative sont dans le paragraphe 2.9.5 de notre rapport d’activité (lien accessible plus haut dans cette page).

Comment expliquez-vous la faible performance de Natixis en bourse ?

En décembre 2006, la cotation de Natixis a été réalisée dans un environnement boursier euphorique où les valeurs financières étaient fortement valorisées car très prisées par les investisseurs. Ainsi, en 2006, les banques européennes étaient valorisées en moyenne sur la base de 2 fois les Fonds Propres. Et en décembre 2006, Natixis a été introduit en bourse à une valorisation équivalente à 1,4 fois les fonds propres. Très rapidement après sa création et son entrée en bourse, Natixis a été confronté à une succession de crises majeures externes : crise des subprimes en 2007, faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, crise de la dette grecque avec son extension aux autres pays européens en 2011…Dès 2009, avec la création du Groupe BPCE, la stratégie de Natixis a été entièrement revue, ce qui s’est traduit par plusieurs décisions structurelles dont notamment : 1. la réduction des expositions aux risques de marché : fin du trading pour compte propre, sortie d’actifs hautement illiquides du portefeuille ; 2.Le recentrage des activités de Natixis au profit prioritairement des clients des établissements Banques Populaires et Caisses d’Épargne. Ces décisions ont d’ailleurs été saluées par les marchés financiers avec un cours de bourse de Natixis qui a cru de ~90% depuis mi-2009, surperformant ses pairs français dont les prix ont en moyenne diminué de ~25% en bourse (BNPP : -15% ; CASA : +1% ; SocGen : -62%) – référence au 5 février 2021. Enfin, pour rappel, depuis son introduction en bourse, Natixis a distribué des dividendes substantiels à ses actionnaires. Un actionnaire de Natixis ayant investi 100 € en titres lors de l’introduction en bourse de 2006 et ayant souscrit à l’augmentation de capital de 2008, aurait reçu un total de ~47€ en dividendes ordinaires et exceptionnels sur la période 2006-2020, par rapport à la moyenne de ~29€ pour les autres banques françaises cotées en bourse sur la même période, en supposant également une souscription aux augmentations de capital respectives.

Pourquoi le Groupe BPCE a-t-il décidé de racheter les ~29,3% cotés en bourse de Natixis ? Quel est l’intérêt du Groupe BPCE de lancer cette offre ?

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la préparation du nouveau plan stratégique du Groupe BPCE. Dans la perspective d’un nouveau cycle économique post crise, BPCE souhaite accélérer la dynamique de développement de ses différents métiers (banque de détail, assurances, paiements, asset management, banque de grande clientèle) en leur apportant les moyens d’accroitre leur agilité stratégique, leur développement au service des clients en particulier au travers d’une simplification de son organisation. BPCE constate en effet que la cotation de Natixis ne lui apporte pas les moyens utiles à son développement alors que les marges de manœuvre stratégiques sont davantage situées au sein du Groupe BPCE que dans les marchés. A ce titre la notation de Natixis bénéficie clairement de son appartenance au Groupe et les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne sont aujourd’hui les premiers partenaires économiques de ses métiers. Ce projet permettra au Groupe de renforcer encore plus son modèle de banque coopérative universelle et de devenir le 1er groupe bancaire non coté en Europe capable de répondre aux grands enjeux du futur avec à l’issue de ce projet : 1.Un groupe plus lisible, plus agile et plus efficace : o Un modèle organisationnel simplifié, apportant aux métiers les moyens d’accroître leur développement au service de leurs clients et leur performance ; o Une étape majeure pour le Groupe BPCE dans le renforcement de son modèle de banque coopérative universelle ; 2.Un Groupe se dotant d’une manœuvrabilité stratégique nouvelle : o Des marges de manœuvre stratégiques accrues au niveau du Groupe et de ses métiers ; o Une circulation du capital au sein du Groupe facilitée, dans un contexte réglementaire de plus en plus contraignant ; 3. Un Groupe bancaire parmi les plus solides en Europe : o A l’issue de cette opération, le Groupe BPCE serait le Groupe bancaire non coté le plus important en Europe affichant des niveaux de capitalisation parmi les plus élevés des banques européennes ; o Un niveau de solvabilité très élevé avec un ratio CET1 demeurant en cohérence avec l’objectif de 15,5% pour le Groupe.